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Confinement de célibataire à Paris : ce que j’ai appris (sur moi) au bout d’un mois #2

by Glose
Confinement de célibataire à Paris : ce que j’ai appris (sur moi) au bout d’un mois #2

Je pense qu’à la sortie de la crise, nos intérieurs seront tous parfaits, impeccablement nettoyés et rangés, objets recollés, affaires triées à la Marie Kondo Style et un compte bancaire pas trop à découvert. Mais aussi du poil partout, des franges ratées, des coupes de cheveux décimées et des kilos en veux-tu en voilà ! #byebyesummerbody
Mais l’année est quasi foutue : tous les événements blogs de mars et avril sont reportés à … septembre-octobre voire en 2021. Quasi fin d’année quoi. Cette fin de décennie 2010 est une vaste blague ! Mais gardons espoir car comme dit le dicton : « Il vaut mieux un départ foireux qu’une arrivée foireuse ».  ¯\_(ツ)_/¯
En attendant, j’ai fait d’autres découvertes au bout de 5 semaines de confinement, suite à ma première semaine confinement de sidération…

 

 

 

UN : à chaque fois que je sors faire les courses, j’ai l’impression de partir au combat.
Je ne sais pas si je vais revenir saine et sauve, sans virus, alors avant de quitter l’appart’ je salue et remercie dans un moment très solennel tous mes meubles et objets à la « Marie Kondo style« …  

 

DEUX : le jour, je me pose beaucoup de questions existentielles de mon canapé. Par exemple : la nature est mal faite. Pourquoi saigner chaque mois ? Pourquoi ne pas laisser l’œuf dans son nid et attendre qu’il soit fécondé au lieu de tout casser chaque mois, merde ? Ça aurait réglé 10000 problèmes : la femme n’est pas soumise à la nature, n’a pas ses sautes d’humeur ni ses moments de « fausse hystérie », ne serait pas « faible », elle ferait des économies de protection hygiénique, plus de taches de draps, matelas, etc., fini la taxe rose sur ces produits, pas de stock de follicules plus besoin de congeler les ovocytes et elle serait féconde à vie. Franchement, je pige pas ce mauvais calcul de la Nature. Et comment les dinosaures d’hier, sont les oiseaux d’aujourd’hui ? Mystère…
Et en matière de prise de tête, mes rêves prennent le relais la nuit : » Si vous savez que l’un de vos meilleurs amis a tué une personne (par accident) mais il a récidivé, vous le dénoncez ? Vous en parlez à l’un de ses bons amis aussi ? Vous gardez ce lourd secret face aux familles désespérées ? ».
Pas une seconde de répit : mon cerveau ne me respecte pas. 
Pire qu’un gosse et ses questions de bouteille de lait

 

 

TROISJe viens de saisir l’intérêt du batch cooking qui faisait déjà fureur sur les internets des influenceuses food. Je ne fais plus du riz pour une personne mais pour dix. C’est une révélation. (1 paquet de riz me tient 10 jours en #confinement). Je n’ai plus qu’à me servir quand j’ai faim au lieu d’arrêter mes activités en cours pour faire la cuisine. À la sortie du confinement, la non-cuisinière que je suis osera-t-elle s’acheter un livre sur le batch cooking ?

 

QUATREj’ai des mains de vieilles !!! Marre de faire la vaisselle deux fois par jour. Comment on batch cook la vaisselle, les filles ? 

 

CINQ : maintenant je salue tous les soirs à 20h ma voisine du 4e de la rue d’en face. Je connais son prénom, son statut marital, son nombre d’enfants, ses horaires de vie… #vismaviedefenêtresurcours

 

SIX : je porte une tenue 2-3 jours d’affilée. Comme je reste chez moi, je ne transpire pas beaucoup. Résultat : moins de machine à laver. Mais je change de slips tous les jours, si vous tenez à savoir…

 

SEPT : je me lance des challenges à la con pour égayer ce confinement : « ne pas mettre un pied dehors pendant au moins quinze jours  » et « ressembler à un yéti du Tibet ». Mon premier challenge relevé, tee-shirt à manches longues enfilé, je suis sortie marcher. Résultat : j’ai plusieurs points de côté après 50 pas…

 

HUIT : J’ai une nouvelle corde à mon arc : je ris toute seule à mes propres blagues ! Une première. Je me trouve drôle. Enfin, un autre moi me trouve drôle. Un 2e et un 3e aussi sont aussi d’accord. Du coup, c’est concert de rires entre moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi et moi…

 

NEUF : Je regarde les photos de Clara Morgane sous le prisme d’un gorille en rut dont je commence à être proche pilositairement parlant. Tout mâle masqué a le sexappeal d’un pompier du calendrier. J’ai peur de faire souffrir un concombre en le découpant en rondelles. On parle toujours de Covid-19 mais qu’en est-il du Covid-69 ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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DIX : les gens se découvrent de nouvelles passions saines : le yoga, la pâtisserie, la politique, les débats scientifiques et j’en passe. Les détenteurs d’un survêtement se mettent à courir. Mais ils n’ont pas l’habitude : ils courent avec leurs pieds*. J’ai aussi vu un mec se promener seul avec une laisse. Original.
Mes nouvelles passions à moi  ? J’envoie « Bonne crise de la quarantaine » nettement plus tendance que « Joyeux anniversaire » à tous les nouveaux quadras cuvée 2020, je  recherche à quoi ressemble un phallus de panda sur internet (toujours pas trouvé) et j’étudie l’évolution capillaire en photos des fils de Sarkozy sur Google photos avant de m’endormir…
Ce confinement m’offre une vie très riche intérieurement en somme !

 

 


* (mal quoi)

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