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Ce que j’ai appris (sur moi) du confinement : mon top 10

par Glose
Publié : Mise à jour :

Nos vies s’accordent au rythme de l’évolution du COVID-19, une pandémie sans précédent à laquelle le monde ne s’attendait pas et où la France était mal préparée, très très mal préparée. Et nous n’en sommes qu’au début…
Au vu des ressources de l’État pour juguler la crise sanitaire, la solution résiderait dans le confinement. Confinement strict qui nous contraint à adapter notre routine bien ancrée.

 


Et en une semaine de confinement total, sans aucune sortie, j’ai appris des choses sur moi. D’une : j’étais pas prête …

 

 

DEUX : il faut toujours avoir un flacon de gel hydroalcoolique chez soi…  TOUJOURS.

TROIS :  je ne sais pas faire les courses. Je me suis retrouvée perdue face aux rayons. « Quelles denrées choisir ? Quelles quantités pour une semaine, quinze jours ? Résultats : mon frigo est rempli au quart, étant habituée à acheter juste ce qu’il faut pour ne pas gaspiller car je ne mange pas tous les jours chez moi. J’ai toujours fonctionné à flux tendu. Je n’ai aucun stock de produits de première nécessité. J’ai toujours souri sournoisement à la vue des placards de stockage des rouleaux de PQ, dentifrices, savons et gels douches de mes parents. Maintenant, je souris moins mais je relativise : comment consacrer 1m² pour un dressing spécial PQ quand le mètre carré coûte 10 000 € à Paris ? Sérieusement ?
Finalement, je me suis résolu à dépenser en 8 jours de courses ce que je dépense en 1 mois habituellement. Le confinement me coûte mes deux bras…

QUATRE : toujours avoir une ramette de papier A4. Je viens de capter l’utilité et le pouvoir du papier même quand tu ne possèdes pas d’imprimante. Eh bien pas de papier > pas d’attestation de sortie > pas d’attestation, pas de bouffe. T’as beau être au tout numérique le papier c’est encore la vie. Maintenant je sais que tu peux crever de faim si tu n’as pas de feuilles A4… 

CINQ :  Je m’en étais jamais rendu compte : je mets souvent les doigts dans la bouche. Comme la consigne est de se retenir, je développe des tocs : je bouffe. Ah non… c’est pas un toc ? Sinon, je me gratte souvent le visage.  Se retenir est d’une torture sans nom. Alors j’utilise un tas d’intermédiaires (feuilles, cure-dent, épaule) pour me gratter. Car si je ne me gratte pas, je développe des tocs : grimace de folie en cascade. Jim Carrey n’a qu’à bien se tenir…

SIX : je suis addicte au flux d’informations continu : BFMTV, C News… Si je trouve la force de décrocher, mon addiction se rabat sur l’écran de mon smartphone, mes doigts frôlent fébrilement les icônes des applis réseaux sociaux, hashtag #covid19,  #coronavirus #buzyngate #confinement #restezchezvous #macron20h et j’en passe. C’est la foire aux meilleures jokes, la dernière actu, les news des amis, etc. Je suis accro sévère +++. Je dois apprendre à gérer car ce besoin avide d’informations m’empêche d’avoir une activité productive à côté…

SEPT : plus j’ai du temps et plus… je ne fous rien. J’étais bien plus productive quand j’avais moins de temps libre.  Je n’ai le temps de ne rien faire tout en ne faisant rien. Magique…

HUIT : je passe d’un état émotif à un autre à une rapidité prodigieuse : la sidération, la joie, la colère, la tristesse, puis le stress, la panique, puis la zénitude, puis le sourire, le bonheur de n’avoir aucun symptôme au bout d’une semaine (juste des éternuements épars que je traîne depuis décembre), puis de nouveau le stress, l’inquiétude qui monte, puis le calme, le sourire, etc.

NEUF : Je savais déjà que je devais prendre soin de moi, avoir une meilleure hygiène de vie, mieux manger, faire du sport, etc. Aujourd’hui ce n’est plus une lubie de bobo  parisien mais une question de survie : j’ai boosté mon système immunitaire pour contrer les virus comme je ne l’aurais jamais fait. J’ai été malade à de multiples reprises entre décembre et mars. Mon premier rhume a duré 3 semaines. Puis j’en ai eu 2 autres et j’ai eu la grippe. Autant dire que j’ai les chocottes avec le Covid19 car le rhume à côté c’est du pipi de mouche…

DIXje n’écris pas souvent dix en toutes lettres alors je n’étais plus très sûre de l’orthographe. Par acquit de conscience, je suis allée vérifier sur Google. Et plus je regarde ces lettres collées ensemble plus je me dis que je n’ai jamais vu ce mot de toute ma vie…

 

J’ai drôlement hâte de savoir ce que je vais apprendre sur moi au bout de 2-3-4 semaines de confinement

 

Dernières pensées pêle-mêle : j’aurais dû conserver mes masques de bricolage et gants au lieu de les donner à la fin des travaux, j’embrassais déjà pas beaucoup mais là ce sera encore pire. La vie de bobo parisien n’est vraiment pas adaptée au confinement…

 

 


Rendez-vous dans un ou deux mois pour le bilan ?
Je sens qu’une nouvelle femme va encore éclore…

 

4 commentaires

Covid-19 : mon journal de confinement sur Instagram 13 avril 2020 - 19 h 36 min

[…] « journal du confinement » dans cet article qui sera mis à jour dès une nouvelle publication. Mon confinement se déroule dans mon appartement parisien, seule avec mes mouches et quelques fois, en guest star, […]

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Sandra 16 avril 2020 - 18 h 03 min

je me reconnais dans quelques unes de tes découvertes sur toi même !! C’est clair que le gouvernement n était pas prêt pour ça. J’espère qu’après 1 mois de confinement tu arrives mieux à gérer tes émotions et à être productive car il en reste 1 au minimum ! Moi pour booster ma résistance aux virus j’ai tenté les probiotiques

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Déconfinement ou les stigmates du post confinement... 1 juin 2020 - 20 h 06 min

[…] Cette « absence » est sans aucun doute une réaction de défense à la violence d’un confinement qui a entravé un corps de son entière liberté de mouvements sur un périmètre restreint. Être […]

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Couvre-feu en France et ses impacts : vie sous cloche et santé mentale #2 6 avril 2021 - 18 h 04 min

[…] bof ou bof-bof ? Moral up and down causé par des stop and go à gogo, si au premier confinement ma créativité restait en alerte, à la longue, le manque de vie sociale, d’interaction et […]

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