Panettone artisanal «Les Mômes» : notre avis sur les panettones « l’Effronté » et « Le Ohlala »

par Glose
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Dessert de Noël plébiscité par les Italiens, le panettone, né à Milan est devenu ces dernières années une véritable star des fêtes de fin d’année en France. Autrefois cantonné chez nous à des versions industrielles parfois sèches, deux boulangers de Haute-Savoie lui redonnent ses lettres de noblesse en lançant « Les Mômes », « le panettone français et bien canaille ». Comment ? En misant sur une fabrication artisanale au levain naturel et à fermentation longue. L’Effronté, version traditionnelle, et le Ohlala aux trois chocolats ont ainsi passé l’épreuve de notre dégustation..

L’essentiel en 30 secondes

  • Les Mômes fabriquent des panettones artisanaux au levain naturel en Haute-Savoie, à 35 € ou 40 € le kilo.
  • La mie est filante et moelleuse.
  • L’Effronté (traditionnel aux fruits confits) a été la surprise du test, devant le Ohlala (trois chocolats), pourtant généreux avec des gros morceaux de chocolat.
  • Il n’y a pas de revendeur à Paris : la commande se fait en ligne, avec livraison en France et en Europe.
  • Mon verdict : un panettone de boulanger, à offrir ou à déguster pour soi, à Noël comme le reste de l’année.

Les Mômes, deux boulangers de Haute-Savoie derrière le panettone


Derrière la marque, il y a Virginie Truchet et Arnaud Bonnet, boulangers déjà à la tête de deux boutiques en Haute-Savoie, et un laboratoire installé à Saint-Félix.
Voyant le panettone comme un véritable défi technique, ils se sont formés auprès d’experts avant d’enchaîner des années d’essais pour peaufiner six recettes, travaillées « jusqu’à ce qu’elles [leur] ressemblent ». Plébiscitées par leur clientèle, ces créations ont naturellement donné naissance à la gamme actuelle.

Ici, la méthode fait l’éloge de la lenteur. Le levain naturel est choyé au quotidien et la pâte fermente patiemment pendant 72 heures, sans l’ombre d’un colorant, d’un arôme artificiel ou d’un conservateur. Si l’accent est français, la grammaire reste résolument italienne, mêlant fruits confits transalpins, noisettes du Piémont, citrons de Sicile et vanille de Madagascar. Une audace que résume bien leur devise :

« La technique est là. Le savoir-faire aussi. L’impertinence, toujours. »

Couronné par le premier prix du Meilleur panettone de Savoie et Haute-Savoie coup sur coup en 2025 et 2026, leur travail leur a valu un reportage de France 3 Alpes.
Et la marque ne compte pas s’arrêter à décembre : des éditions capsules sont prévues pour l’Épiphanie, la Saint-Valentin, Pâques et la fête des Mères. Le panettone pourrait donc se retrouver en concurrence avec les galettes des rois…

Les fondateurs de la marque « Les Mômes » : Virginie Truchet et Arnaud Bonnet – Crédit photo : Guillaume Médard

Six panettones, du classique au « franchement canaille »


La gamme compte six recettes, chacune baptisée comme un enfant pas très sage…

NomParfumIngrédientsSlogan
L’EffrontéTraditionnelCédrats, citrons et oranges confits d’Italie, raisins secs« Fidèle à la recette, pas au protocole… Un classique jamais docile. »
Le OhlalaTrois chocolatsChocolats noir, lait et blanc« Noir, lait, blanc et zéro retenue… Trois fois plus de tentations. »
Le CanaillePoire giandujaGianduja, noisettes du Piémont, poires confites IGP d’Italie, vanille de Madagascar« Le fruit défendu version gianduja… On sait comment ça finit. »
Le CulottéCitron intenseCitrons confits d’Italie, zestes et pâte de citron« Un zeste qui claque, une mie qui fanfaronne… Soleil italien et insolence française. »
L’ImpertinentPistachePistaches, pâte de pistache« Vert de plaisir, délicieusement pas sage… Et fier de l’être. »
Le CoquinMarron glacéMarrons glacés, vanille de Madagascar« Glacé, fondant et sans scrupule… Incorrigible sur la gourmandise. »


Côté présentation, le packaging prend des airs de boîte à chapeau : un cube habillé de rayures et doté d’une anse en corde, décliné dans une couleur propre à chaque recette (rouge et blanc pour l’Effronté, lilas pour le Ohlala). Les slogans jouent la même carte de l’impertinence. L’Effronté s’annonce « Fidèle à la recette, pas au protocole… Un classique jamais docile », tandis que le Ohlala promet « Noir, lait, blanc et zéro retenue… Trois fois plus de tentations ».
Attaché à l’extérieur, un dépliant dévoile les six créations en coupe.

Dépliant montrant les six panettones artisanaux Les Mômes en coupe

Les six recettes de la gamme Les Mômes

Test des panettones Les Mômes : l’Effronté et le Ohlala


Pour découvrir la gamme, la marque m’a offert deux panettones : le traditionnel aux fruits confits et un autre au trois chocolats.

Je n’aurais pas parié sur lui. Conquise d’avance par le chocolat, je rangeais plutôt le traditionnel parmi les desserts qu’on goûte par politesse.

Première surprise, son dôme est bien doré, couvert d’amandes entières et de sucre en grains. Sous le doigt, la brioche est tendre, délicatement collante. À la découpe, la mie s’étire en longs filaments : la signature indiscutable d’une pâte de qualité. En bouche, l’ensemble fond tout simplement.

Généreuse et parfumée, cette brioche ne concède pas la moindre trace de sécheresse. Hasard de la fournée ou non, c’est paradoxalement celui des deux que j’ai trouvé le plus moelleux. On y décèle immédiatement la qualité des ingrédients et la patte de l’artisan, un luxe bien trop rare pour un gâteau que l’on a pris la fâcheuse habitude d’acheter en grande surface.

Amandes entières et sucre en grains sur le dôme de l’Effronté

Le Ohlala, le panettone aux trois chocolats

C’est celui qu’on attend au tournant, véritable best-seller de la gamme si l’on en croit la marque et l’engouement des clients. Sous sa mie alvéolée, le chocolat ne se contente pas de timides pépites : ce sont de vrais morceaux (noir, lait et blanc) parsèment généreusement la brioche jusqu’au sommet du dôme. Chaque part en regorge, nul besoin de creuser pour les trouver…

Sur le papier, il ne lui manque absolument rien. Seulement voilà, l’Effronté a été plus moelleux et gourmand en bouche, et je ne l’avais pas vu venir. N’étant pas très fan des fruits confits et amoureuse du chocolat, c’est pour dire…

Une part de Ohlala, mie aérée et morceaux de chocolat,

Comment servir un panettone artisanal ?

Au couteau, en parts bien nettes, quand on reçoit du monde.
À pleines mains quand on est seul : pour le plaisir non coupable de voir la mie se déchirer délicatement, sans personne à qui rendre de comptes !
Si vous souhaitez l’imposer comme un dessert à part entière, nul besoin de le dénaturer. Une simple boule de glace fior di latte suffit amplement, le contraste lacté et glacé venant sublimer la richesse beurrée de la brioche.
Sur la table des fêtes, il trouvera aussi tout naturellement sa place en alternative à la bûche, pour tous ceux qui préfèrent l’aérien d’une pâte levée à la lourdeur d’une crème au beurre (à moins de jeter votre dévolu sur l’une de ces bûches de Noël les plus créatives).

Mon avis sur les panettones Les Mômes


Ce que j’ai aimé

  • Une mie filante et ultra-moelleuse, aux antipodes des brioches sèches et industrielles.
  • L’Effronté, un traditionnel qui n’a rien de convenu.
  • La générosité du Ohlala, garni de vrais morceaux de chocolat et non de simples pépites.
  • Un packaging en forme de boîte à chapeau, prêt à offrir sans papier cadeau.

Ce qui m’a moins convaincue

Rien, à vrai dire, sinon la frustration de n’en avoir goûté que deux !
Après l’Effronté et le Ohlala, le Coquin, l’Impertinent, le Culotté et le Canaille me font tous de l’œil.
Un coffret Découverte de mini panettones permettant de parcourir toute la gamme serait idéal pour tout goûter sans finir l’hiver en surdose de sucre et de kilos en trop !
L’appel est lancé…

L’Effronté et le Ohlala, prêts à être partagés

Faut-il commander un panettone Les Mômes ?

Oui, sans hésiter. Que ce soit pour réconcilier les déçus des brioches industrielles ou pour offrir une alternative originale aux éternelles boîtes de chocolats de fin d’année, il trouve naturellement sa place dans une sélection d’idées cadeaux gourmandes ou cadeaux de Noël.
Le prix est celui d’un travail d’artisan, et il se justifie.

En s’attaquant à cette gourmandise italienne, ces deux boulangers haut-savoyards réussissent leur pari : du levain naturel, du temps, des matières premières d’exception et un brin d’impertinence sur les boîtes. Le résultat tient toutes ses promesses.

Femme assise sur un canapé tenant deux boîtes de panettone artisanal Les Mômes

Les boîtes à rayures des Mômes avec anse en corde

Infos pratiques


Commande : en ligne, sur le site des Mômes. Aucun revendeur à Paris ; le plus proche est à Lyon (The Gastronomie House, 9 rue de la Part-Dieu, 3e).

Livraison : en France et en Europe. Le délai dépend du lieu et de la période ; il est indiqué au moment de la commande, avant validation. Pour Noël, mieux vaut commander tôt.

Tarifs : 35 € pour l’Effronté, le Ohlala, le Canaille et le Culotté ; 40 € pour l’Impertinent et le Coquin.

Format : 1 kg par panettone.

Conservation : 6 semaines dans son emballage fermé. Après ouverture, le refermer soigneusement dans son emballage d’origine et le consommer dans les 20 jours (4 jours pour le Ohlala).

Pour qui : les déçus du panettone industriel, les amateurs de brioche et ceux qui cherchent un cadeau gourmand.

Le + : la mie filante, moelleuse jusqu’au cœur.

Le − : Pas grand-chose, si ce n’est l’absence d’un format mini pour pouvoir goûter toute la gamme d’un coup, et le manque de point de vente physique à Paris, qui impose de passer par la commande en ligne

Atelier de fabrication : 261 route d’Annecy, 74540 Saint-Félix.

FAQ

Où acheter le panettone Les Mômes à Paris ?

Le panettone Les Mômes n’est vendu dans aucune boutique parisienne : la commande se fait en ligne, avec livraison à domicile. Ses revendeurs se trouvent surtout en Haute-Savoie, en Savoie, en Provence et à Lyon.

Combien coûte un panettone Les Mômes ?

Un panettone Les Mômes de 1 kg coûte 35 € ou 40 € selon la recette. Les deux plus chers sont le pistache et le marron glacé.

Quel panettone Les Mômes choisir ?

Pour une première commande, l’Effronté, le traditionnel aux fruits confits, est celui que je recommande. Mais je n’ai pas goûté les quatre autres recettes.

Comment reconnaître un bon panettone artisanal ?

Un bon panettone artisanal se reconnaît à sa mie filante, qui s’étire en longs filaments à l’ouverture et reste moelleuse, sans sécheresse. Cette texture vient d’une pâte riche en œufs, en beurre et en sucre, très hydratée, montée au levain naturel avec une fermentation longue.

Comment conserver un panettone après ouverture ?

Un panettone entamé se referme soigneusement dans son emballage d’origine pour ne pas sécher. Chez Les Mômes, il se garde 20 jours après ouverture, 4 jours pour le trois chocolats, et 6 semaines tant qu’il est fermé.

Avec quoi manger un panettone ?

Le panettone se mange nature, en parts coupées au couteau ou détachées à la main. Pour un dessert plus gourmand, une boule de glace fior di latte à côté suffit, sans transformer la brioche. Il peut aussi accompagner la bûche au moment du dessert de Noël.

Quels sont les délais de livraison des panettones Les Mômes ?

Le délai de livraison dépend du lieu et de la période de l’année. Il est indiqué au moment de la commande, avant validation. Pour recevoir son panettone à temps pour Noël, mieux vaut commander tôt.

 Les panettones artisanaux L'Effronté et Le Ohlala sur un plateau en bois

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