Lou Diprey : une soirée dans le cabaret pop qui réveille les nuits du 10e

par Glose
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Il y a des adresses qui s’ouvrent sur la pointe des pieds, et d’autres qui débarquent en hurlant « Showtime ! ».
Comme Lou Diprey, ce cabaret pop niché rue du Faubourg du Temple, à deux pas de République. Alors quand j’ai été invitée à sa soirée de rentrée, j’ai tout de suite dit « Yes !’.
Alors, est-ce que ça vaut le déplacement ?

L’essentiel en un coup d’œil

– Cabaret pop intimiste du 10e, ouvert fin 2025, à deux pas de République.
– Une soirée éclectique : danse, drag, chant, pole, et pas seulement du drag.
– Le présentateur Yoan Joao met le feu dès l’ouverture ; on préfère les moments dansés aux ballades.
– Cocktails maison à 13 €, planches dès 5 € ; tarifs des formules spectacle à confirmer selon la soirée.
– Verdict : une super sortie entre amis, originale et de bonne humeur. Petite jauge, on réserve.

○ Un cabaret pop qui secoue dans le 10e ○


Ouvert fin 2025, le Lou Diprey n’a pas mis longtemps à se faire une place dans les nuits du 10e. Le concept tient en une promesse : dépoussiérer le cabaret de ses plumes traditionnelles pour le brancher sur courant alternatif, version pop. Ici, pas de revue figée. Le lieu se veut hybride – à la fois bar à cocktails, salle de spectacle et dancefloor – et met à l’honneur la scène drag et queer parisienne.


Toute la semaine, les rendez-vous s’enchaînent. On y retrouve notamment le Love Bazar, leur revue drag pensée comme un dîner-spectacle, mais aussi plein d’autres formats thématiques (Le Raven Show, My Opinion, La Mignonnette, Midnight Call, l’Open Mic ou encore la Nuit Interdite). Le dimanche, l’ambiance se pose avec The Brunch Queen, un brunch ponctué de quelques numéros pour bien commencer la journée. Côté programmation, le meilleur réflexe reste de checker l’agenda en ligne du Lou Diprey en ligne avant de réserver.

D’ailleurs, si ce format de dîner-spectacle vous tente, sachez que le Lou Diprey s’inscrit dans une vraie tendance parisienne sur ce créneau. J’avais déjà passé une soirée dans un dîner-spectacle qui mêle rire et scène sur un bateau de la Seine, dans un registre très différent.

Entrez dans le cabaret…

En poussant la porte, c’est d’abord la lumière qui interpelle. Un bleu électrique nappe le bar, vient s’accrocher aux murs pailletés et transforme la salle en une véritable boîte à bijoux nocturne. Le lieu joue la carte de l’intimité : avec juste une poignée de tables posées au ras de la scène, on n’est jamais tenu à l’écart des artistes. Et c’est justement ça, le vrai point fort. On penche clairement plus du côté de la secret room confidentielle que du grand music-hall impersonnel, ce qui change du tout au tout la dynamique de la soirée.

Côté déco, l’agencement va à l’essentiel. Des tables noires épurées, simplement éclairées par de petites lampes sans fil, et le tour est joué. Rien de tape-à-l’œil : ici, l’espace a été pensé pour que l’attention reste rivée là où elle doit l’être, sur la scène.

le bar du cabaret Lou Diprey

Le bar baigné de bleu électrique, cœur battant de la salle.

Au bar : le cocktail d’accueil et l’équipe

Le numéro d’ouverture à quatre danseurs, mené par Yoan Joao, qui lance la soirée sur les chapeaux de roue.

Le bar mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde. Lors de mon passage, l’équipe (Nicolas, Arnaud et Alissa) affichait un sourire à toute épreuve et un sacré coup de shaker. Le cocktail de bienvenue, d’un bleu parfaitement raccord avec la salle, nous a mis en jambe.

Côté tarifs, la carte reste cohérente avec le quartier : comptez environ 13 € pour une création maison, de 12 à 14 € pour un Spritz, 14 € la coupe de champagne et des pressions qui démarrent doucement à 4,50 €. Pour accompagner tout ça, on peut se composer une planche de charcuteries ou de fromages sur mesure (à partir de 5 € la portion). Même si je n’ai pas testé l’offre food cette fois-ci, l’addition reste très honnête pour un spot festif de ce calibre.

Lancement de la nouvelle saison


La soirée s’ouvre avec Yoan Joao, danseur et présentateur, c’est le « Monsieur Loyal » des lieux, et il tient la salle d’une main de maître. Il chauffe le public, donne le tempo, et paye de sa personne dès le premier show : un numéro de danse à quatre sur le mythique Blue Monday de New Order. Résultat ? La température monte d’un cran avant même qu’on ait terminé notre verre.

Lou Duprey : Le numéro d'ouverture à quatre danseurs, mené par Yoan Joao,

Le numéro d’ouverture à quatre danseurs, mené par Yoan Joao, qui lance la soirée sur les chapeaux de roue.

Bien plus que du drag : la diversité des shows sur scène

La belle surprise de la soirée, c’est vraiment la diversité des propositions. On passe la porte en s’attendant à un show 100 % drag, et on en ressort avec beaucoup plus. La programmation fait le grand écart entre les registres : on a eu droit à des tableaux chorégraphiés hyper rythmés, de la chanson en live (avec un petit détour par Céline Dion) ou encore une performance de pole dance particulièrement bluffante par son côté athlétique. Mention spéciale à Mykimy qui, sous son chapeau pailleté et son manteau à sequins, a réussi l’exploit d’embarquer toute la salle dans un zouk collectif !

Jenny from the Blocknote au micro, tout en présence et en couleurs.

Pour ma part, j’ai nettement préféré les moments dynamiques aux séquences plus « romantiques », celles qui appellent la corde sensible. Les ballades cassent un peu le rythme quand on est venu pour la fête. Mais les danses, elles, je les ai adorées. Côté drag, Jenny from the Blocknote et Neptune Drama assurent le spectacle par leur présence scénique.

Mykimy, chapeau pailleté et manteau à sequins, embarque la salle dans un zouk collectif.


Finalement, le Lou Diprey, c’est tout sauf un cabaret à numéro unique. L’ensemble est délicieusement éclectique, difficile à ranger dans une case et c’est tant mieux.
On passe du rire à la performance, de la piste au frisson, sans jamais vraiment savoir ce que la prochaine séquence nous réserve.

Neptune Drama sur la scène du Love Bazar.

○ Mon avis sur le Lou Diprey ○


Le cadre. L’ambiance intimiste et ultra soignée, avec ce bleu nuit qui enveloppe toute la salle, est une vraie réussite. La jauge réduite crée une proximité rare et privilégiée avec les artistes.

L’ambiance et le service. On a face à nous une équipe investie à 100 %. Avec un présentateur qui fait le lien de A à Z, la logique est hyper participative : plus le public donne de la voix, plus la scène renvoie l’énergie. On ne se sent jamais relégué au rôle de spectateur passif.

Mes tops

  • L’énergie de Yoan Joao à la présentation et cette ouverture chorégraphiée à quatre : une vraie claque dès l’entrée !
  • La diversité des numéros : danse, drag, chant, pole, on ne s’ennuie pas.
  • Le show de Mykimy et son zouk qui met toute la salle debout.
  • Le cadre intimiste et l’énergie participative.

Mes petits bémols

  • Les ballades chantées, certes jolies, mais qui font un peu retomber le rythme quand on vient pour faire la fête.

○ Faut-il y aller ? ○


Un grand oui ! Foncez-y les yeux fermés si vous avez envie d’une sortie entre amis qui sort de l’ordinaire, loin de l’éternel combo resto-ciné, et qui file un vrai coup de boost. Avec son format délicieusement éclectique et son énergie hyper communicative, le Lou Diprey remplit parfaitement le contrat de la « soirée qui déride ».
Pour ma part, c’est validé : un oui franc et une belle découverte que j’ajoute sans hésiter à mes recommandations.

○ Informations ○


  • Adresse : 77 rue du Faubourg du Temple, 75010 Paris
  • Métro : Goncourt (ligne 11), Belleville (lignes 2 et 11) ; République à quelques minutes
  • Téléphone : 06 66 15 02 08
  • Jours et horaires : selon la programmation, en soirée du mercredi au dimanche, brunch le dimanche.
  • Tarifs : cocktails maison 13 €, spritz 12 à 14 €, coupe de champagne 14 €, bière dès 4,50 €, planches dès 5 € ; spectacle à partir d’environ 39 €, formule dîner-spectacle autour de 89 €. [À VÉRIFIER : formules spectacle]
  • Réservation : conseillée, petite jauge (environ 75 places).
  • Pour qui : une sortie entre amis, un anniversaire, un public friendly qui aime danser.
  • Le + : la diversité des numéros et l’énergie du présentateur.
  • Le − : les intermèdes calmes cassent le rythme ;

Vos questions sur le Lou Diprey


C’est quoi, le Lou Diprey ?

Un cabaret parisien ouvert fin 2025 dans le 10e arrondissement. Il mêle danse, drag, chant et cocktails dans une salle intimiste, loin de la revue traditionnelle.

Où se trouve le Lou Diprey et comment y aller ?

Au 77 rue du Faubourg du Temple, 75010 Paris, à deux pas de République. Métro Goncourt (ligne 11) ou Belleville (lignes 2 et 11).

Combien coûte une soirée au Lou Diprey ?

Au bar, comptez environ 13 € le cocktail maison, 12 à 14 € le spritz et dès 5 € les planches à partager. Pour le spectacle, prévoyez à partir d’environ 39 € le show seul et autour de 89 € la formule dîner-spectacle, selon la soirée.

Quels shows y sont programmés ?

Plusieurs rendez-vous se relaient : le Love Bazar (revue drag), Le Raven Show, My Opinion, La Mignonnette, le Midnight Call, l’Open Mic, la Nuit Interdite, et le brunch The Brunch Queen le dimanche. La programmation change selon les jours, donc consultez l’agenda avant de venir.

Est-ce seulement un cabaret drag ?

Non, et c’est une bonne surprise. Le drag est bien présent, mais le spectacle est plus large : danse, chant, numéros de pole, présentation menée tambour battant. L’ensemble est éclectique.

Faut-il réserver ?

Oui, c’est vivement conseillé. La salle est petite (environ 75 places) : l’ambiance y gagne, mais les places partent vite.

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