J’ai testé le Ballon Generali : Paris à 360°, vertige compris

par Glose
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À l’arrivée des beaux jours, le Ballon Generali de Paris propose une parenthèse spectaculaire : s’élever à 150 mètres au-dessus des toits et profiter d’un panorama à 360° sur la capitale.
L’occasion de redécouvrir Paris depuis le ciel.

Récit d’une montée en altitude, entre émerveillement et vertige

Le Ballon Generali de Paris : une vue unique à 360° sur la capitale


Voir Paris autrement, sans jamais quitter la ville : voilà la promesse du Ballon Generali. Installé au cœur du Parc André-Citroën, dans le 15e arrondissement, en bord de Seine, il offre l’une des perspectives les plus rares qui soient sur la capitale.

En quelques minutes à peine, les visiteurs s’élèvent à 150 mètres de hauteur pour embrasser un panorama à 360°. Tour Eiffel, Invalides, Montparnasse, la Seine qui serpente paresseusement entre les ponts : tout se dévoile d’un seul regard, dans une lumière que les terrasses ne donnent jamais. Par temps clair, la visibilité peut atteindre 50 km, et l’on aperçoit même, au loin, la silhouette pâle du Sacré-Cœur.

Il faut le préciser pour les amateurs de chiffres : le Ballon Generali est tout simplement le plus grand ballon captif du monde. Plus haut qu’un immeuble de dix étages, gonflé à l’hélium, il est conçu et fabriqué en France par Aérophile, leader mondial du genre. Sa parenté est d’ailleurs prestigieuse, puisque la même maison a signé le splendide ballon-vasque des Tuileries pour les Jeux de Paris 2024. Autant dire qu’on est en bonne compagnie…

Le Ballon generali

À quoi sert vraiment le Ballon Generali ? A la fois attraction touristique & outil scientifique


Le Ballon de Paris a pris son premier envol en 1999, dans la perspective des célébrations de l’an 2000. Sa vocation première relevait du loisir : offrir aux Parisiens et aux visiteurs une vue inédite sur leur ville, important à son bord jusqu’à 30 passagers. Depuis, il a hissé dans le ciel plus de 500 000 passagers, ce qui en fait un « monument volant » à part entière.

Mais depuis 2008, il informe sur la qualité de l’air par un système de couleurs. Un bulletin météo de la pollution suspendu au-dessus du 15e, en somme…
Puis, il s’est mué en « laboratoire volant ». Partenaire du CNRS depuis 2013, il mesure en continu la qualité de l’air de 0 à 300 mètres d’altitude grâce à des instruments fixés sous sa nacelle : particules fines, ozone, et même, depuis 2024, certains gaz à effet de serre dans le cadre d’un projet européen. Cette dimension scientifique et pédagogique le rend précieux. Une sortie idéale en famille ou entre amis, qui mêle l’émerveillement à un soupçon d’utilité publique. Assez rare pour le mentionner.

Le Ballon generali à terre

Mon avis : 150 mètres, le vide, et moi


Quand j’ai accepté l’invitation, je n’avais pas lu que le ballon montait à 150 mètres. J’ai réalisé après coup que j’allais sans doute être prise de vertige. Après tout, tout dépendrait de la configuration du ballon.
Pour me rassurer, j’ai fait ce que toute personne raisonnable fait désormais en cas d’angoisse existentielle : j’ai demandé conseil à ChatGPT !
Verdict de la machine : « Pas de lien direct avec le sol : Contrairement au haut de la Tour Eiffel ou d’un échafaudage, vous n’êtes pas sur une structure rigide reliée au sol que vos yeux peuvent « suivre ». Souvent, le fait d’être suspendu dans les airs (comme en montgolfière) court-circuite cette sensation de hauteur infinie. Beaucoup de personnes sujettes au vertige ne ressentent rien dans un ballon. Mes petits conseils si vous décidez d’y aller : Parlez-en au pilote : Prévenez-le simplement en montant que vous appréhendez un peu ; ils sauront vous rassurer. Regardez l’horizon : C’est la règle d’or. Ne regardez pas vos pieds, ni le vide juste en dessous de la nacelle. Fixez les monuments au loin (la Tour Eiffel, la Seine). Tant que vos yeux regardent au loin, votre cerveau gère beaucoup mieux la hauteur. »

Alors je me suis dit ok : « Suffit de regarder droit tout devant toi, pas tes pieds et tout ira bien !« 

Moi pas très rassurée devant le ballon au sol…

Arrivée au parc André Citroën, on cherche l’accueil pour récupérer les tickets. C’est une « cabane » discrète joliment fondue dans la végétation. Puis on attend sous une sorte de kiosque que le ballon revienne se poser. C’est une mécanique bien huilée, presque à la chaîne. Le pilote nous fait monter, annonce les consignes en français et en anglais (se tenir lors de la montée et de la descente, ne rien jeter… que du bon sens ), et c’est parti.

Ce que personne ne m’avait dit : il y a unevouverture centrale au coeur de la nacelle, et un passage circulaire étroit où les passagers déambulent une fois arrivés au sommet.

La fameuse ouverture centrale… Je me sens cernée par le vide…

Le décollage se passe bien, la montée aussi, et puis vers 50 mètres, petite voix intérieure : « Ah, là, ça devient sérieux. » Je m’accroche à tout ce qui peut me retenir avec la ferveur d’une huître accrochée à son rocher. On ne s’arrête pas, évidemment, tant que la Tour Eiffel n’est pas visible en entier. Je ferme les yeux par intermittence, pour mieux gérer.

Une fois là-haut, les passagers circulent pour admirer les différents points de vue. Moi, je reste debout, immobile, accrochée au filet et à la barre. Parce que m’asseoir bloquerait la circulation et que bouger n’est pas au programme !
Chance inouïe ce jour-là : pas une once de vent. Et le point de vue, lui, est tout simplement dingue. La Tour Eiffel, la Seine, le Sacré-Cœur au loin, ces bâtiments aux formes improbables (un en crayons de couleur, un autre en pyramide encore en chantier), et surtout, repérée d’en haut, la piscine de la péniche Annette K et ces rooftops aménagés où l’on se verrait bien vivre. De quoi faire rêver…

Gros regret : mon téléobjectif était en réparation. Heureusement, nous étions deux, et mon acolyte, lui, n’a pas le vertige : il a mitraillé sous tous les angles. Détail étrangement efficace : regarder à travers l’écran de mon téléphone me coupait du vide. Comme si le cadre de l’image annulait celui du danger. J’en ai alors un peu plus profité…

Mais soyons honnête, je n’ai pas fait la fière là-haut, mais je ne regrette rien. Et si vous avez le vertige comme moi : regardez à travers votre téléphone, prenez votre mal en patience, ce serait vraiment dommage de rater un si beau point de vue…

Vue sue la Tour Eiffel à bord du ballon Generali

Faut-il monter à bord du Ballon Generali ?
Le Ballon Generali est une expérience à vivre pour son point de vue unique sur tout Paris, idéalement un jour de beau temps et, soyons romantique, au moment du coucher de soleil.
Pour les âmes sensibles à l’altitude : oui ça monte vraiment ; oui, il y a ce fameux trou au milieu, mais dix minutes plus tard vous foulez à nouveau la pelouse et des photos plein le téléphone. À 16 € pour les seniors et les étudiants, l’addition reste douce. Le vertige, lui, est offert...

Plus d’information sur le Ballon Generali


Lieu : Parc André-Citroën, Paris 15e
Tarifs : 20 € (12 ans et plus)
15 € (3 à 11 ans)
Gratuit pour les moins de 3 ans
Tarifs réduits :
Seniors (65 ans et plus) et étudiants : 16 €
Valable du lundi au vendredi, de 9h à 13h, sur justificatif
Accessibilité : Accompagnateur gratuit
Tarif PMR : 16 € (adultes), 12 € (enfants)
Horaires : tous les jours de 9h à 20h (selon les conditions météo)
Durée du vol : environ 10 minutes
Réservation : Avant de vous déplacer, vérifiez les conditions de vol (météo, horaires, tarifs, adresse, bon à savoir) sur www.ballondeparis.com.

[ NOUVEAUX TARIFS POUR LES SENIORS ET LES ETUDIANTS ]

Bonne nouvelle pour les familles élargies et les bandes d’amis intergénérationnelles : le Ballon Generali propose désormais un tarif réduit pour les seniors (65 ans et plus) et les étudiants.
16 € au lieu de 20 €, soit -20 %
– Valable toute l’année, du lundi au vendredi, de 9h à 13h
– Sur présentation d’un justificatif

-> Une offre valable tout le reste de l’année : grands-parents, étudiants, familles ou visiteurs de passage, tout le monde peut prendre de la hauteur.

Ballon Generali à Paris

FAQ – Ballon Generali

1. À quelle hauteur monte le Ballon Generali ?

Le Ballon Generali s’élève à 150 mètres au-dessus de Paris pour les vols touristiques, l’équivalent d’un immeuble de cinquante étages. Lors de vols scientifiques, il peut atteindre 300 mètres.

2. Où se trouve le Ballon Generali et comment y aller ?

Il est installé dans le Parc André-Citroën, à Paris 15e, en bord de Seine. Métro Javel ou Balard, RER C station Javel, ou tramway T2 et T3a à proximité.

3. Combien coûte un vol en Ballon Generali ?

Comptez 20 € pour les 12 ans et plus, 15 € pour les 3 à 11 ans et la gratuité pour les moins de 3 ans. Les seniors de 65 ans et plus et les étudiants bénéficient d’un tarif réduit à 16 € (au lieu de 20 €), du lundi au vendredi de 9h à 13h, sur présentation d’un justificatif. Le tarif PMR est de 16 € pour les adultes et 12 € pour les enfants, avec accompagnateur gratuit.

4. Combien de temps dure l’expérience ?

Le vol lui-même dure environ 10 minutes, dont quelques précieuses minutes en altitude pour faire le tour des points de vue et immortaliser le panorama.

5. Le Batobus est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Oui, les bateaux Batobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

6. Le Ballon Generali vole-t-il par tous les temps ?

Non. Les vols dépendent étroitement des conditions météorologiques, et notamment du vent. Mieux vaut vérifier l’ouverture le jour même sur le site officiel avant de se déplacer.

7. Le Ballon Generali sert-il seulement à admirer la vue ?

Non, et c’est tout son intérêt. C’est aussi un laboratoire volant qui mesure en temps réel la qualité de l’air et certaines données climatiques de Paris, en partenariat avec le CNRS. Il change même de couleur le soir selon le niveau de pollution.

8. J’ai le vertige : est-ce que je peux quand même tenter l’aventure ?

Oui, en toute honnêteté, c’est impressionnant, surtout à cause de l’ouverture au centre de la nacelle. L’astuce qui fonctionne : regarder le paysage à travers l’écran de son téléphone, ce qui met une distance rassurante avec le vide. Dix minutes plus tard, vous êtes de retour sur la terre ferme.

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