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Cuir et dentelle…

par Glose
Publié : Mise à jour :

Vous l’avez sans doute remarqué : j’aime le noir et blanc.
Une attirance pas seulement esthétique puisque j’ai la fâcheuse tendance à osciller entre les extrêmes. En attendant Godot.
Pour le moment, je suis à la fois yin et yang. Une dualité qui transpire dans mes attitudes et mes choix. À la fois perçue comme une « jeune femme » modèle tirée d’un roman signé par la Comtesse de Ségur, j’ai aussi mes minutes purement rock’n’roll and co. Mon ex-coloc me lançait que j’étais une oie blanche tendance punk. Elle avait le personnage quasiment tous les jours sous les yeux, ça aide pour effleurer une certaine vérité…
Moi avec ma queue de cheval, ma bouille de petite femme, montrant un parcours sans tache avec CDI en main, ce qu’elle ne savait pas c’est qu’avant de me rencontrer, j’ai bien transpiré pour décrocher du boulot. Il s’en est fallu de très peu pour que je retourne vivre chez mes parents après 1 an et demi de recherche infructueuse. Ne sachant pas exactement ce que je voulais faire après mon année de spécialisation en métiers de livre.
Lors des entretiens d’embauche je recherchais en chaque potentiel employeur un réel pygmalion qui en un coup d’œil dénicherait la perle qui s’est planquée à l’intérieur de moi. Mais pour lui donner un peu de fil à retordre, je leur disais :
► Que pour ce poste, il trouverait sûrement une personne plus à même d’être qualifiée.
► Ou encore suite à un entretien, que je n’avais pas réfléchi sur la réalisation d’une maquette test car je n’en avais pas envie.
► Ou alors « C’est pour quoi faire déjà ?  » (véridique).
► Ou bien : « Vous pouvez me rappeler dans 30 minutes parce que là, je suis pas bien réveillée » (véridique).
J’étais une princesse rêveuse qui attendait que son futur employeur lui déploie le tapis rouge avec moult sollicitations.

Pas facile à trouver cet employeur qui aurait du nez malgré les pièges que je lui tendais...
Mais je ne me décourageai pas.
Ainsi, j’avais répondu à une annonce de maquettiste pour un magazine papier auquel on m’avait de suite rappelé et donné rendez-vous. Vu la rapidité du retour, j’étais sur une bonne piste.
J’étais arrivée toute mignonne, queue de cheval au vent en me disant que cette fois-ci il faudrait montrer un peu plus de volonté. On m’annonça que j’avais un test de 3h à passer : maquetter une double page du magazine avec Quark X Press sous Mac. La bibliothèque d’images et les textes étaient rangés dans un dossier sur le bureau. Ça commençait douloureusement, je travaillais sur pc. Au bout de 2h, je rendis mon travail.
Résultat : le passeur de test me confirma que je maitrisais bien les outils de PAO, ma maquette était correcte mais pas satisfaisante pour le job.
J’étais rassurée car je n’étais pas encline à accepter le poste. Je n’aimais pas trop ce Pygmalion…
Parce que placer une pub pour godemichets, coller des bites et des chattes dans des blocs, jongler avec des scènes de partouze masquées mais aux fions à découvert, tout ça pour un mag’ échangiste… c’était pas de la dentelle.

#truestory

 

 

 

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Solaires : Götti
Chemise : Maje
Jupe : Zara
Escarpins : Chloé
Pochette : Chloé

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2 commentaires

Christophe 4 novembre 2015 - 13 h 48 min

La chute de ton billet est vraiment excellente… De l’expérience périlleuse de la maquette, tu retombes sur tes pieds avec un clin d’oeil à la dentelle! Pour finalement t’en sortir avec des airs de princesse! 😉 J’adore!!!

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glose 5 novembre 2015 - 17 h 57 min

Merki ♥ !
Et tout ça est vrai !!!
Mais JE SUIS UNE PRINCESSE !!!!!!!!!!!!! 😛

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