Accueil J'ai testé Un parfum : « La fille de Berlin », un livre : « Berlin à Paris » le tout par Serge Lutens…

Un parfum : « La fille de Berlin », un livre : « Berlin à Paris » le tout par Serge Lutens…

by Glose
Un parfum : « La fille de Berlin », un livre : « Berlin à Paris »  le tout par Serge Lutens…

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Un double lancement sous le signe de l’expressionnisme allemand. En prime, j’ai testé le dernier parfum de Serge Lutens : « La Fille de Berlin ».

N’étant pas coutumière du milieu de la parfumerie et encore moins familière de la maison Lutens, j’avoue avoir « réellement » découvert l’univers du Maître grâce à sa dernière création parfumée : La Fille de Berlin. Une belle robe rouge dans un flacon sobre et rectangulaire…. signature des parfums Serge Lutens.

Toute première fois…

« Nichée » dans les Jardins du Palais Royal, on n’entre pas dans la parfumerie « Lutens » par pur hasard. La devanture imposant une certaine solennité, elle peut attirer comme repousser le chaland égaré. Plus qu’une boutique de parfums et cosmétiques, elle est avant tout un lieu reflétant l’univers de l’artiste touche-tout qui a lui même conçu l’architecture de sa boutique et dessiné le fameux escalier en colimaçon, que je trouve… très « steampunk », soit dit en passant. (voir photo ci-dessous)
Dans une ambiance confinée et tamisée, la lumière froide éclaire la multitude des flacons gouttes dont seules les couleurs diffèrent et confèrent à la boutique un côté « laboratoire de luxe » voire même un sanctuaire. Plus habituée au supermarché du luxe, pour une Sephora addict, cette première incursion est une expérience troublante. La déco – sans fioriture mais pas non plus épurée – m’a immédiatement « happée », m’enveloppant d’un voile invisible tel un parfum. Y a un truc dans l’air… on n’est vraiment pas dans une boutique ordinaire.
Révélatrice de l’âme du créateur, elle
participera sans doute à sa légende…

À l’étage dans un petit salon au caractère feutré et intime, j’ai été agréablement surprise par l’accueil, reçue en comité restreint avec tu pues le style, Hello it’s Valentine et BlendedContrairement à eux, je ne connaissais que la renommée de Lutens. Le caractère intimiste de la présentation de la marque associé à l’ambiance de la boutique me fit comprendre que la maison ne donne pas dans la communication tape-à-l’œil, ni grand public.
Vous avez déjà vu une pub « Serge Lutens » à la télé ? Non.
D’autant plus que le créateur n’a jamais fait appel aux services d’une actrice glamourissime, ni d’une icône célébrissime pour incarner leur création, comme le font systématiquement d’autres grands noms de la parfumerie. No muse. Personne. Nada.
Serait-ce parce que les parfums sont unisexes – sans être asexués – ? Peut être que la raison a été donnée, mais j’ai dû être dans la lune à ce moment-là… pardon…
Au fil de la présentation, j’apprends que les parfums ont tous le même design sobre et rectangulaire (ou sous forme de flacon goutte) vendus sans vaporisateur car le créateur ne veut pas de tige. Secret, il garde précieusement à l’abri des regards, la composition de ses parfums. La singularité « Serge Lutens » se dessinent alors devant mes yeux. Il est rare de côtoyer du haut de gamme visant une certaine « authenticité ». Un luxe intelligent, misant non sur le m’as-tu-vu, l’ostentation à grand coup de médiatisation mais sur le raffinement discret, donnant dans le label de qualité plus que dans le superflu, qualificatif souvent associé au luxe. Pour preuve : sa clientèle. Les parfums n’attirent pas une catégorie particulière de clients : elle va du jet-setter à la personne ayant peu les moyens mais qui souhaite acquérir un parfum de qualité.

 

« La Fille de Berlin »

Humée sur une mouillette imprégnée dès la matinée, le parfum a eu le temps d’évoluer. Il m’a paru donc au premier abord fort, dégageant du caractère, même si je n’imaginais pas ça d’un parfum à la rose. Une main de fer dans un gant de velours.
Me suis demandée pourquoi « La Fille » et pas « La Femme » puisque je n’imagine pas une jeune-fille-en-fleurs la porter. Ainsi fut la première sensation. Puis vint la deuxième vague, celle de la note de tête qui a modifié ma perception : plus féminine, plus fraîche, plus légère.  Mais sûrement trompeur une fois qu’on a connu le parfum sur sa note de fond…
Une première qui m’a donné envie de découvrir les autres « membres de la famille ». Car si j’ai aimé La Fille de Berlin – meilleure selon mes goûts que « Sa majesté la rose » et « Rose de Nuit » – j’ai pressenti que d’autres pouvaient être plus adaptés à ma peau et surtout à ma personnalité. Son nom et son caractère m’évoquent plus une Marlène Dietrich ou n’importe quelle actrice fatale des années 50, à la beauté froide et à l’allure sophistiquée.
Pas vraiment moi… quoi.
Mais possible que le nom brouille les pistes et me perturbe, moi qui suis autant sensible aux mots– même plus ? –qu’aux odeurs. En fait, je ne suis pas la cliente de rêve…

Les parfums « Serge Lutens »

J’ai donc poursuivi mon exploration olfactive à la recherche du coup de cœur. Les senteurs sont si sophistiquées que j’ai le sentiment qu’elles peuvent être un accessoire subtile pour un relooking. Je m’explique.
1/ Les créations « Lutens » font passer d’autres parfums de grandes marques– certains… pas tous – pour du désodorisant pour chiottes de luxe. La comparaison est radicale mais les sensations sont rarement fadasses…
2/ Plus complexe, l’essence du parfum donne de la personnalité ou peut révéler une de vos facettes… Je pense particulièrement au parfum « Muscs Koublai Khan ». Qui m’a fait penser à de grandes chevauchées fantastiques à travers la Mongolie. Chacun son imaginaire… 
Il sent comme une odeur de « fumé » et possède un côté animal et sexuel pas déplaisant du tout. Si j’ai plus qu’apprécié, il est aussi connu pour révulser…


Mais j’ai dû interrompre ma recherche. C’est l’heure du couvre-feu.
Encore une trentaine à sentir…
Il va falloir revenir.
Et prendre le temps de se découvrir…

 

 

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Berlin à Paris

(Le livre)

Le  livre photos « Berlin à Paris » rassemble  une centaine de photographies de  Serge Lutens qui a imaginé « son Berlin » à lui. Une ville peuplée de créatures  féminines imaginaires où le photographe a été influencé par l’expressionnisme allemand. Des photos plus artistiques que mode,  plus rétros que modernes. Nostalgie…

 

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Un petit côté « Metropolis » de Fritz Lang…

 

 

La Fille de Berlin

(Le parfum)

 

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À gauche, le vaporisateur noir vendu à part 

 

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 En mode salon privé…

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L’escalier d’un autre temps…

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La boutique…

 

 

 

 

 Site :
Serge Lutens

Palais Royal Serge Lutens
142, Galerie de Valois
75001 Paris
01 49 27 09 09

 

 

 La Fille de Berlin, S. Lutens, appartient à la collection des flacons rectangulaires.
Disponible aux Salons du Palais Royal en avant-première en février 2013, puis mondialement en mars.
Prix: 82 euros les 50 ml.

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