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Joies et plaisirs du célibat…

written by Glose 24 janvier 2017
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Le côté positif du célibat est d’envisager son appartement comme un territoire de non-droit, une zone soustraite aux contraintes et aux regards. Un paradis que les femmes célibataires et nullipares ont tendance à sous-estimer…

Mettre le souk, s’attarder au lit, se prélasser des heures, délaisser son aspirateur, la vaisselle, la poussière, les cheveux dans la douche ; laisser la télévision piailler, la chaîne hi-fi gémir, s’épiler à tout moment et en tout lieu, garder sa petite face de panda, le cheveu gras, laisser traîner son linge sale, ses mégots, ses mouchoirs usagés, se concocter un masque facial aux concombres, s’empiffrer comme une ogresse, boire à des heures révolues, porter son pyjama pilou-pilou, ses big culottes anti-crac-crac, se mettre à l’envers et tout remettre à demain.
Cet état des choses – où tous les laisser-aller sont permis – est un éden souvent méconnu…
N’est-ce pas ?… 🙂

 

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Mantra 2017:  « Se contenter de ce qu’on a avec bonheur évite la frustration et la souffrance. Elle nous évite de regarder avec envie ceux qui possèdent plus que soi. Nombreux sont les bienfaits à retirer…»

J’ai un vieil appareil forgeur d’abdominaux, une machine composée d’une sorte de guidon avec à son centre un boîtier muni de roulettes. Ventre contre terre, je pousse sur la machine à l’aide de mes avant-bras. Le boîtier freine le mouvement au bout d’une vingtaine de centimètres parcourus. Bien parallèle au sol, les jambes tendues, je serre très fort les fessiers pour un nouvel effort tout en poussant sur les poignées. Au bout d’un certain temps, j’endure des contractions fort ambiguës. La perception de la douleur se double d’une sensation de plaisir. J’arrête pour profiter pleinement de l’écho de ces quelques secondes. Troublée, je reprends les rênes de mon engin pour reproduire le même effort athlétique. L’émoi causé par l’exercice physique se répète. Malgré la fatigue engendrée par le serrement des fesses, je persiste tout en grimaçant. Puis, secouée par les petites décharges, je m’abandonne à un certain plaisir solitaire.

Rêver c’est bien, se faire plaisir c’est mieux.
Se contenter de ce qu’on a, quoi…

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Chemise en lin subtilisée à un homme…

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(C) Photos Marc Mulvidson

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