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Pourquoi je ne souhaite plus la bonne année ?

written by Glose 3 janvier 2016
2016

Comme chaque année, j’avais autant envie de fêter la Saint-Sylvestre que de me rendre au bureau à poil cerclée de Rainbow loom aux poignets.
Mais je ne vais pas vous causer de mon jour de l’an bien sympa au final. Juste que 2015, franchement… c’était un loupé dès son entrée. Et pas seulement à cause de Charlie Hebdo, qui a déclenché le désir de rien sinon d’hiberner et tout le flot d’événements tragiques qui ont rythmé l’année.
Dans ma vie perso, ce fut aussi la Bérézina. Entre mes ennuis surréalistes avec Free Mobile, mes soucis quotidiens, mes problèmes de santé, une baisse de régime et de moral, la décision d’arrêter Glose l’été 2015, une intervention médicale qui ne s’est pas déroulée comme prévu et 4 décès pour boucler la fin d’année : 2015 est l’année du deuil.
Deuil de l’espoir
Deuil des fins heureuses
Deuil de mon couple idéal séparé à présent par une mort brutale et dégueulasse, laissant 2 enfants orphelins de père
Deuil d’avoir un enfant (plus tard…j’expliquerais )
Deuil de mes rêves d’enfant
Deuil de publier un jour un roman
Deuil de vivre une belle histoire

Bref :

Bonne année !

J’étais partie pour vous dire que 2015 était une année de merde.
Et puis, en fait, non.
Même si elle m’a fait rencontrer son lot de guignols pour renforcer le comique de la chose et bien 2015 est en réalité une année bénéfique. 
(Non, il n’y avait pas de bisounours au petit déj’.)

Car 2015 m’a appris l’adversité. 365 jours riches d’enseignements.
Elle m’a mise à l’épreuve la coquine et a été généreuse en fournitures d’armes, de force, de lucidité pour affronter sereinement les années à venir. Que tous mes soucis, mes petites animosités, mes angoisses, mes rancœurs, la pression sociale c’était vraiment peanuts comparé à la douleur de certaines pertes, la santé morale et physique, l’absurdité manifeste de ce monde et la grâce des chatons. La logique n’a guère sa place dans le royaume des humains. Quelque chose s’est brisée. Alors j’ai abandonné mon costume de gamine, mes rêves, la course à l’amour, mes faux problèmes et mes peurs, pour aborder 2016 sans handicap ni pleurnicherie et voir désormais le verre à… car oui… tout n’est pas rose, mais tout n’est pas gris bien heureusement 🙂
Bref, merci 2015, je me sens bien mieux dans ma tête et plus libre que jamais…

 

Mantras 2016

Plus on essaie de rentrer dans le moule, plus on ressemble à une tarte

 

 

« Considère que de ne pas obtenir ce que l’on veut est parfois une grande aubaine » Dalaï-lama

 

 

Et au fait, pourquoi tu ne ne souhaites plus la bonne année ?

Parce que l’association de ces 2 mots lancés comme des gris-gris contre la mauvaise fortune ou exprimer sa bienveillance envers une personne, à force d’être balancé en série, à tout-venant pour atteindre le max de personnes, je trouve qu’ils se sont vidés de leur sens, ont perdu de leur force.

Et au risque de paraître rabat-joie, c’est vrai, je suis saoulée de cette tradition, du refrain des bonnes années, de cette coutume sociale et de cette hypocrisie ambiante.
Certaines personnes que je ne vois jamais m’envoient  un « Bonne année ! » et plus de nouvelles. C’est quoi l’idée ? D’en avoir un en retour pour faire un concours ? Et pourquoi attendre le début d’année pour prendre des nouvelles ? Les autres mois ne sont pas assez appropriés ? Je n’ai rien contre les messages personnalisés et sincères. Et cela toute l’année… (en plus selon les calendriers, le jour de l’an varie...)
Je préfère prouver ma bienveillance envers mes proches que de leur balancer des souhaits qui ne sont que des mots impersonnels, des reproductions que tout le monde utilise et copiées à la volée. L’overdose de bons sentiments me fait passer le tout pour un gros dégueulis.
Mais il y a aussi autre chose de beaucoup moins rationnel : par pure superstition…

Mais je souhaite bien entendu à tous le meilleur ! Pas seulement durant le mois de janvier mais tous les jours de l’année.
Allez sans rancune et bon recommencement à tous !

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