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En panne de désir : quand les hommes s’y mettent…

written by Glose 20 novembre 2012

Quand les hommes ont la migraine, les filles soupirent…

A la lecture, le titrage donne l’illusion que le contenu appartient à une thématique sexo propre à « Psycho magazine« . Mais ce n’est qu’une impression. Glose oblige…

L’apprentissage passe par la définition de concepts souvent simplifiés et résumés, manquant de finesse et de nuances. Mais bien pratique pour saisir l’essentiel d’une « notion ». Pour preuve, début novembre 2012, le Ministère de l’Éducation nationale a fermé son dictionnaire en ligne adressé et élaboré par des écoliers suite à une polémique sexiste.
Un exemple,  le terme « femme » expliqué aux élèves de CP :
« C’est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine. Miss France est la plus belle femme de France. » C’est naïf et un peu mimi, mais aussi cliché, maladroit et surtout révèle une « représentation fermée » de la femme. Mais comme évoqué plus haut, pour faire comprendre une notion il faut bien commencer de manière simpliste pour entrer ensuite dans la complexité, le vif du sujet. Comme tout apprentissage en somme…
Peut être qu’il y a 10 ans, la volée de bois de vert n’aurait pas eu lieu, mais en ce moment
d’1/on est à fleur de peau au moindre soupçon de sexisme et
2/ avec les réseaux sociaux, les doléances ont trouvé un écho imparable.
On vit une époque bien sensible où l’on s’insurge pour un rien.
À leur corps défendant, il n’est pas évident de définir la différence entre un homme et une femme à un enfant de 6 ans si on évite le chapitre « sexualité ». Dernièrement, une personne m’a déclaré :  » Ce n’est pas un vrai homme« , en référence à sa lâcheté. Jusqu’à preuve du contraire, pour moi s’il n’est pas vrai, il est faux. Et donc il est une femme (Sans parler des intersexes et trans). Dans les mentalités, un homme, un VRAI est donc censé être fort, courageux, sincère, etc. Sinon il est faux ? Désolée, mais sa tuyauterie démontre que… ben… ça reste un mec quoi ! Le courage, la force, etc., sont des valeurs que je préfère attribuer à l’humain plutôt qu’à un genre particulier. Je vois pas pourquoi un genre aurait le monopole exclusif de la témérité. Si certaines hurlent au scandale devant la formule populaire et sexiste « garçon manqué » (une femme qui aurait eu un loupé génétique donc car ses qualités sont intrinsèques à celles d’un homme… ) et bien traiter un mec de « faux », ça rejoint la même idée. 1 partout.

Ensuite, une fois les bases bien assimilées, on a toute une vie pour tout déconstruire et complexifier. Ah le genre humain…

 

Et la libido masculine dans tout ça ?

Depuis tout môme, vous avez digéré les blagues salaces des adultes fans de Wolinski, Bigard, les Grosses têtes et cie. Celles où l’Homme est un animal toujours aux aguets pour déployer et fourrer son engin, alors que la Femme, Elle, veut la paix et ne jure que par l’amour. D’où une certaine incompréhension des sexes. Du coup, les filles se mettent à rêver de romantisme vu que ça fait partie de leur « genre » et les hommes ne pensent qu’à leur performance au lit. « Sinon… ben… c’est pas des vrais hommes… quoi… »
Seulement, la vérité est ailleurs (Sic). Les femmes sont aussi des bêtes avec des poils. Et si elles évitent de répandre leur gaz et flatulence en public par ex, c’est pour une question de respect et non parce qu’une fille, est une « princesse« , exemptée d’organes producteurs de bruits malodorants. Pour ce qui est du sexe, on est embarqué dans le même navire. Si les mecs y pensent, les fille aussi1. Et le manque d’envie… idem. Seulement, si reconnaître un trouble de l’érection ou une impuissance masculine commencent à émerger, (car plus avouable – même si difficile de confier une « défaillance technique »), annoncer clairement son apathie sexuelle c’est juste pas possible. Omerta assuré. Par ailleurs « frigide » n’existe qu’au féminin. Ben voyons… encore un mot sexiste, un vrai celui-là. Un « homme frigide », ce n’est à l’origine pas français, même si certains commencent à le décliner au masculin.

frigide, adjectif :
Sens  Se dit d‘une femme atteinte de frigidité [Sexologie]. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/frigide/)

Après avoir écouté des amies en couple se plaindre d’un manque d’intérêt patent de leur conjoint pour les galipettes, préférant un câlin innocent2 à une chevauchée sauvage, j’ai fureté sur les forums internet où la parole se libère facilement. Et elles sont légions les femmes à se plaindre, souffrant d’un désir unilatéral. Et il fait mal, donne la sensation d’être moche, pas attirante, blessées dans leur féminité. Surtout lorsqu’on vous a martelé depuis votre naissance que les garçons ne pensent qu’à ça. Les pubs jonglant avec le cliché des « femmes migraineuses » pour éviter les assauts du mâle, peuvent revoir leur copie…
Exemples de forums avec une simple recherche (il y en a pléthore) :
l’homme et le manque de désir.  

Pourquoi un homme n’a-t-il pas de désir ?
ll n’a pas envie de faire l’amour, 12 raisons possibles.

Voici 2 témoignages touchants :

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« Fatiguée…
Encore une soirée où les caresses sont restées tendres. Encore un matin où mon corps est resté sur sa faim. Comment rester de marbre couchée à côté de ce corps que j’aime, de cet homme que j’aime ? Je dois arrêter d’espérer ou je vais en crever…
Il ne reste plus que la souffrance de l’attente. Pour moi prendre un amant est assez inconcevable : son image de cocu me donnerait envie de le quitter. Quasiment chaque soir lorsque j’approche du lit…et que je me dis que c’est comme si j’allais rajouter une croix sur le calendrier : un jour de plus sans sexe
on va devoir se séparer pour ça…c’est grotesque… ça fait tellement mal…j’ai l’impression d’avoir le bide en vrac chaque fois que j’y pense…
je n’imagine pas ma vie sans lui…je n’imagine pas non plus ma vie sans sexe… »

« Quand on s’est connu il y a deux ans ça a été le coup de foudre. Il avait tout pour moi de l’homme idéal. C’est vrai que je l’ai tout de suite trouvé peu porté sur la chose, par rapport à mes ex, mais bon au début (je parle des 2 premiers mois) je ne m’en inquiétais pas car on le faisait deux trois fois par semaine et ça m’allait. Je trouvais même ça romantique qu’il ne s’intéresse pas qu’à mon « cul ». On s’est installé et la vie à deux se passait plutôt pas mal.Mais le sexe lui a commencé vite a disparaître ! très vite on est passé de une fois par semaine à une fois par mois et … plus. Et encore c’est moi qui le poussait. Toujours fatigué, trop de travail, mal a la tête, pas le moment. J’en passe le nombre d’excuses qu’il pouvait inventer! Et quand j’entendais mes copines se plaindre que leur mec avaient trop envie ça me dégoûtait. Peu à peu j’ai déperri. Je perdais confiance en moi en mon corps. Je perdais mes cheveux tellement je déprimais. Et puis tout ça a commencé a créer des disputes. .Il en avait marre que j’en parle. Un jour il m’a écrit une très belle lettre où il me disait qu’il m’aimait et qu’il souffrait d’être comme ça et qu’il allait consulter et j’ai eu un peu d’espoir mais très vite j’ai déchanté. Il ne prenait jamais rendez-vous. On a fini par se séparer. J’ai rencontré quelqu’un il y a deux mois. Gentil, doux et qui me désire énormément et ça fait tellement de bien de se sentir femme à nouveau. Mais mon ex m’a recontacté la semaine dernière, je l’ai rejoins, j’avais besoin de clôturer l’histoire car je l’aimais toujours. Je me disais que peut être il avait changé. Je suis restée 1 semaine avec lui et non rien avait changé. Quand je le regarde, il me fait toujours craquer mais à quoi bon. A quoi bon puisque moi je ne lui fait aucun effet.C’est comme avoir une énorme profiteroles sous les yeux tous les jours et de jamais pouvoir la manger. Je suis rentrée et j’ai retrouvé mon ami qui ne m’avait pas vu de la semaine et qui était comme  fou de désir et là je me suis dit que … c’était la vie la vraie.

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La faute à qui ? Au quotidien ? Un peu facile, mais il joue. Peut être aussi qu’à force de solliciter les hommes à dévoiler leur côté « sensible » et métrosexuel, on a droit à son revers…
Alors au fond, les hommes restent-ils des petits garçons qui rêvent de princesses et de balade dans les champs de blés ? Serait-ce encore un coup de l’increvable dilemme « la maman et la putain » ? Ah les méfaits de notre éducation judéo-chrétienne qui a habilement suggéré cette dichotomie nauséabonde…

Alors c’est pratique lorsque le couple n’est pas porté sur la chose3, mais si le début de la relation a démarré dans les flammes de la passion et qu’à présent il n’y a que Madame pour ramoner, on fait quoi ?  Malheureusement, je n’ai pas de solutions, je ne suis pas sexologue…
Mais pour les femmes en mal de sexe, je vous propose de pratiquer avec un robot.
Bonus
: vous gagner en espérance de vie.

Pour les hommes,  je n’ai pas trouvé de vidéo sur comment retrouver votre libido, alors voici une vidéo mixte à méditer…
Bonus : vous avez une info de taille : pas commencer après 23h…

 

 

 

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1 Bien que parler de « devoir conjugal », c’est pas folichon. Il y a de chance pour que la migraine vous prenne.

2 D’ailleurs les câlins, ils adorent : ils sont prêt à payer pour ça : http://www.grazia.fr/societe/news/calins-a-vendre-499266

3 Lire passage dans Victime de la porn: c’est facile d’avoir 15 maîtresses

 

 

 

 

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