Home Divers 1er EXTRAIT « LES BOITES » : « Scènes de la vie quotidienne »

1er EXTRAIT « LES BOITES » : « Scènes de la vie quotidienne »

written by Glose 22 février 2011

© Ben

Cette semaine, vous découvrirez 3 ou 4 extraits de mon roman que je veux publier sur le web, sous forme de feuilleton quasi-quotidien.
Pour cela, je cherche un illustrateur pour représenter les personnages et quelques séquences, afin de donner plus de caractère, du fun et du relief au futur roman-web.
Ceci est un projet bénévole adressé à des passionnés qui ont envie de se lancer dans une aventure où nul ne sait ce qui adviendra ! Il contient 64 chapitres, donc l’aventure durerait environ 3-4 mois, selon le rythme de diffusion.
Si après la lecture des extraits, vous en avez envie et vous vous sentez inspiré, n’hésitez pas à me contacter !

J’ai sélectionné des passages qui pouvaient se lire indépendamment du roman, bien que hors contexte, le ton est plus « brut de décoffrage ».  Ils donnent une idée, un aperçu du livre.
J’ai longuement hésité sur « Mais quel serait le premier extrait de la semaine ? ».
Puis finalement, j’ai décidé de commencer par une page assez culottée…


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CHAPITRE XX – Scènes de la vie quotidienne (2)

Le côté positif du célibat, c’est d’envisager son appartement comme un territoire de non loi, une zone soustraite aux contraintes, aux regards désobligeants. Un paradis que les femmes seules ont tendance à oublier. Boire à volonté, mettre le souk, oublier le ménage, la vaisselle, s’épiler à tout moment et à n’importe quel endroit, laisser trainer son linge sale, ses mégots, se faire un masque aux concombres, manger comme une ogresse… cet état des choses – où tous les laisser-aller sont permis –  est un éden souvent méconnu.

Joy, elle, s’enfile des rails de coke.

***

Vêtue de ses seuls sous-vêtements et enfermée dans sa chambre, Lolita regarde imperturbable son appareil forgeur d’abdominaux. C’est une vieille machine héritée de sa sœur, composée d’une espèce de guidon avec au centre une boîte munie de roulettes. Avant de commencer l’exercice, elle se dit à elle-même : « L’esprit de modération apporte une certaine quiétude. Il nous évite de regarder avec envie ceux qui possèdent plus que soi. Se contenter de soi et de ce qu’on a avec bonheur, évite la frustration et la souffrance. Nombreux sont les bienfaits à retirer.» Ventre contre terre, elle pousse à l’aide de ses avant-bras, la boîte qui stoppe son mouvement au bout de vingt centimètres parcourus pour lui muscler les abdos. Bien parallèle au sol, les jambes tendues, Lolita serre très fort les fesses pour un nouvel exercice. Tout en poussant sur les poignées, elle endure des contractions fort ambigües. La perception de la douleur se double d’une sensation de plaisir. Lolita s’arrête pour profiter pleinement de l’écho de quelques secondes. Troublée, elle reprend les rênes de son engin pour reproduire les mêmes gestes. L’émoi causé par l’exercice physique se répète. Malgré l’effort athlétique engendré par le serrement des fesses, Lolita persiste tout en grimaçant. Puis, secouée par les petites décharges, elle pousse quelques râles discrets, s’abandonnant au plaisir solitaire. Son exploration de l’onanisme par de multiples pratiques la comble de satisfaction.

« Si les filles étaient plus mesurées, modestes dans leur idéaux, elles seraient moins frustrées. Rêver c’est bien, se faire plaisir c’est mieux… ».

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